LOS ANGELES, ÉTATS-UNIS – Connu pour ses performances intenses dans des films comme « Saltburn » et « Les Banshees d’Inisherin », l’acteur irlandais Barry Keoghan, 32 ans, a récemment fait des confessions bouleversantes sur son passé et sa lutte contre la dépendance aux stupéfiants. Dans une interview accordée à Hollywood Authentic, le comédien, prochainement à l’affiche de « Hurry Up Tomorrow » de The Weeknd et incarnant Ringo Starr dans le biopic sur les Beatles, a révélé que la drogue a toujours fait partie de son environnement.

The Batman' actor Barry Keoghan to attend 2022 MEFCC UAE

En visitant l’une de ses « maisons d’enfance » à Dublin, Barry Keoghan est revenu sur la dépendance à l’héroïne de sa mère, décédée alors qu’il n’avait que 12 ans. « Je me souviens avoir été enfant ici et d’avoir entendu ma mère crier à travers la fente de la boîte aux lettres, nous demandant de venir, alors qu’elle se battait contre la dépendance et qu’elle cherchait de l’argent pour obtenir de la drogue. On nous disait de rester au lit. Nous n’avions pas le droit de descendre et de lui faire un câlin », a-t-il raconté, des souvenirs qui glacent le sang.

La tragédie de l’addiction a frappé durement sa famille. En plus du décès de sa mère, Barry Keoghan a dû faire face à la perte de son père, de deux de ses oncles et d’un cousin, tous emportés par la drogue. « Cela devrait suffire pour se dire : “OK, si je touche à ça, je suis foutu”. Mais la curiosité est une chose puissante », a-t-il admis. C’est cette même « curiosité » qui l’a finalement poussé à son tour vers la dépendance. « Je ne suis plus dans le déni. Je comprends que j’ai une addiction et que je suis un accro, a-t-il précisé. Vous savez, quand vous l’acceptez, vous pouvez enfin aller de l’avant et apprendre à travailler avec. »

Файл:Barry Keoghan in 2020.jpg — Вікіпедія

Les Cicatrices Physiques et la Quête de la Paix Intérieure

L’interprète de Dominic Kearney dans « Les Banshees d’Inisherin » a également expliqué que sa consommation s’est intensifiée avec le développement de sa carrière à Hollywood. Il en garde aujourd’hui des stigmates physiques visibles. « J’ai des cicatrices qui le prouvent littéralement, a-t-il dit en montrant ses bras au journaliste. Elles sont le résultat de la consommation. »

Malgré ce passé tumultueux, Barry Keoghan semble avoir trouvé un chemin vers la sérénité. « Aujourd’hui, je suis en paix et responsable de tout ce que je fais. J’accepte. Je suis présent. Je suis satisfait. Je suis un père », a-t-il confié, soulignant l’importance de son rôle parental. Il décrit un éveil, une clarté nouvelle dans sa vie : « Je commence à voir cette brume qui était là auparavant, elle est juste un peu plus nette maintenant et colorée. »

En janvier dernier, le comédien avait déjà mis sa notoriété au service d’une cause qui lui tient à cœur. Dans une vidéo publiée par le Bureau britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth, il avait appelé à une meilleure protection de l’enfance. Son engagement n’est pas anodin : enfant, il a lui-même été ballotté entre 13 familles d’accueil différentes avec son frère, en raison des addictions de leurs parents. « Tout ce qui concerne les enfants et la prise en charge, je veux toujours aider », avait-il déclaré, témoignant de sa volonté d’utiliser sa visibilité pour un impact positif.

Barry Keoghan Doesn't “Like the Idea of People Being Paid to Act” | GQ

Le témoignage de Barry Keoghan est un rappel puissant des ravages de l’addiction, mais aussi de la force de l’acceptation et de la résilience humaine. Son parcours, de l’ombre à la lumière, offre un message d’espoir et d’authenticité.